• Bygmalion : trop de fumée pour qu’il n’y ait pas de feu...

    Bygmalion : trop de fumée pour qu’il n’y ait pas de feu...

    Hier soir, France 2 a donc diffusé son numéro d’Envoyé Spécial qui a tant fait parler de lui ces dernières semaines. Effectivement pour son numéro de rentrée et pour le lancement de sa nouvelle formule, l’émission désormais présentée par Elise Lucet réservait une partie de son édition à l’affaire qui a tant fragilisé la droite depuis son échec à la présidentielle de 2012 : Bygmalion. Bygmalion, une histoire de double facturation, de trucages de chiffres, de maquillages outranciers et surtout d’un véritable scandale politique. Chaque intervenant au sein de cette enquête propose sa version des faits, si bien qu’au final, on ne sait plus qui dit vrai ou du moins : qui se rapproche le plus de la vérité. Je suis conscient que je ne vais pas me faire que des amis et que mon billet va me valoir quelques unfollows sur Twitter (...) mais je m’en fiche. Je suis un homme droit dans ses bottes, qui a ses convictions et qui a toujours fait primer la vérité sur le mensonge. Cette affaire « BigMillions » est une accumulation de mensonges. J’avoue tout de même qu’on peut se poser une question légitime : pourquoi diffuser ce reportage assassin maintenant à seulement quelques semaines de la primaire de la droite et du centre ? Il y a des hasards qui n’en sont plus et ce n’est pas en mettant tout sur le dos de son métier tout en se faisant passer pour la Wonder Woman du journalisme que madame Lucet obtiendra ma confiance et ma reconnaissance quant au sérieux de sa démarche. Premièrement, je ne fais plus confiance aux journalistes de plus en plus partisans. Deuxièmement, je ne me laisse pas influencer par le monde médiatico-politique. Je suis encore capable de dresser moi-même certaines analyses tout en étant malheureusement capable aussi de me tromper. Cette affaire Bygmalion me fait dire que Nicolas Sarkozy était forcément au courant de quelques choses. Même si en ce moment, on sent bien qu’il en dérange beaucoup, tout le monde lui tire dessus, il ne faut pas moins rester cohérent et consciencieux. L’homme dit tout de même qu’il ne connaissait pas monsieur Franck Attal alors que ce dernier était 5 mètres devant lui, avant chaque arrivée sur les scènes de ses meetings de 2012 ! Certes, il s’agit d’un petit détail mais c’est souvent un petit détail qui laisse entrevoir le début de la vérité et qui guide vers celui qui en est l'annonciateur. Je suis un militant de droite depuis que je vote, c’est-à-dire 20 ans, je vais bien entendu voter les 20 et 27 Novembre à la primaire. Je serai d’ailleurs assesseur dans ma ville. Une chose est sûre : je n’envisageais pas donner mon vote à Sarkozy mais maintenant, c’est sûr, il ne sera pas celui dont je glisserai le nom dans l’enveloppe. Je suis persuadé que les français qui vont rejeter Hollande massivement ne voteront pas pour autant pour un candidat sur le retour et dont je soupçonne de plus en plus les réelles motivations. J’en viendrai presque à penser ce que monsieur Copé (en manque d'actualité) a dit hier à son encontre… Je parle beaucoup politique à la moindre occasion et mes interlocuteurs sont très rarement des sarkozystes si vous voyez ce que je veux dire. Il faut savoir tourner la page et je pense que le résultat de la primaire, incitera Nicolas Sarkozy à se plier à cette idée car je ne l'imagine plus vainqueur de cette primaire. L'homme est sali et il continue d'être dénigré de façon tellement outrancière que bien souvent certains se laissent aspirer par une haine sans limite. Une haine du personnage qu'ils justifient souvent avec des arguments qu'ils se contentent de répéter. Je ne déteste pas Sarkozy, j'exprime simplement et peut-être de façon maladroite, mon immense déception car quoi qu'on puisse en dire, l'homme a des qualités indéniables et surtout des convictions. Maintenant que les choses sont dites, je me demande encore à qui je vais donner mon vote le 20 puis le 27 Novembre prochain...? Je vais laisser ma colère du moment retomber et reprendre ma réflexion ensuite. Malgré tout, cette fois, je ne pense pas que ma baisse de tension me fera changer d'avis.

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