• Les César 2016 : ni pire ni mieux que les autres années.

    Les César : ni pire ni mieux que les autres années.

    Hier soir, le cinéphile que je suis depuis tant d’années, n’a pas pu s’empêcher d’appuyer sur la touche 4 de sa télécommande pour regarder un bout des César, cette cérémonie pompeuse où toute une profession vient se faire la lèche et se beurrer la tartine… Voici plus de 20 ans, je prenais du plaisir à regarder cette cérémonie et je l'attendais toujours avec impatience mais au fil des ans, cette dernière a perdu tout son charme et j’ai depuis réalisé que ces récompenses ne servaient finalement à rien si ce n'est pour la plupart à remercier papa, maman, tante Huguette et papy Jean. D’autant plus que bien souvent de très bons films ne sont même pas nominés ce qui me fait dire qu'il y a un réel fossé entre la profession et le public. Ce que je déteste c’est que depuis plusieurs années la politique vient se greffer à ce « joli p’tit monde », je revois assise la maire de Paris en parade, tirée à 4 épingles toute souriante et bonne comédienne dans son domaine, sans parler de la nouvelle ministre de la culture qui n'aura aucun mal à faire mieux que la Fleur désormais fanée. J’ai regardé la première demi-heure et les dernières 45 minutes et je me suis fait chier pour tout vous dire. Florence Foresti a fait ce qu’elle pouvait - j’ai adoré son introduction face à Tchéky Karyo, Belmondo et Cassel - mais à 21h25, aucune récompense n’avait encore été décernée…Une introduction simultanée Foresti/Lelouch aurait été bien moins ennuyeuse et un véritable gain de temps. Ce fut long à commencer et ce fut long à se terminer. Heureusement que l'intervention du grand Michael Douglas a dépoussiéré tout ça car je commençais à espérer que les aiguilles de ma montre puissent tourner trois fois plus vite... C'est finalement un cinéphile heureux et réjoui qui a pu aller se coucher à minuit car Catherine Frot et Vincent Lindon, deux acteurs que j'aime beaucoup et qui m'ont époustouflés par leurs prestations (dans Marguerite et La loi du marché) venaient d'être justement récompensés. Beaucoup pensaient que la présence de Foresti ferait exploser l’audience, ils se sont trompés car les chiffres sont guère supérieurs (+ 63 000) à ceux de 2015. C’est d’ailleurs à elle que revient tout le mérite de ces César 2016 car j’imagine que toutes ses interventions ont, en plus de leur écriture, demandé beaucoup de préparation. Depuis ce matin, je lis à droite et à gauche que le palmarès 2016 est synonyme de diversité ce qui m'incite à croire qu'on juge donc des personnes à leur couleur de peau. Que tout ça sent bon la complaisance. J'ose espérer qu'elle n'est pas produite au détriment d'un talent certain. A ce propos, j'ai été particulièrement choqué de voir une femme voilée (l'actrice du film Fatima me semble-t-il) dans les rangs... Allé les bobos, je vous laisse entre vous pour votre petite sauterie en espérant que vous nous proposerez encore de bons films et que ceux qui ont pour habitude d’en faire que des mauvais, se décideront à changer la donne et que ce n'est pas parce qu'on est nominé 8 fois qu'on va gagner quelque chose, hein Jacques…? Espérons que l'année prochaine, le film qui repartira avec le César du meilleur film, le méritera cette fois.

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